Text To Texte Traduire au-delà des mots...
 
 
 



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Humeurs, bonnes ou mauvaises, du traducteur...

Cogito ergo sum

Ma prochaine intervention ici même est en phase de cogitation... En attendant, je reste à votre service pour tout projet de traduction de l'anglais au français. Et merci de votre visite!

Germain Larivière aime l'électroménager...
Vendredi 26 décembre 2008
Il y a bien longtemps que je n'ai pas tenu cette chronique à jour... Mais j'ai eu une bonne surprise en tombant sur le site de Germain Larivière cette après-midi, et j'ai eu envie de lui rendre hommage.

Il y a des années que je m'insurge contre l'emploi fait au Québec du substantif « électroménager » au pluriel. Je ne citerai pas de noms, mais la plupart des grandes enseignes parlent des « électroménagers » pour désigner les cuisinières, laveuses, sécheuses, etc. J'ai même (et malheureusement) rencontré bien de mes confrères et consœurs s'obstinant à commettre la même erreur. Et aujourd'hui, surprise en forme de cadeau de Noël pour le langagier à qui vous faites l'honneur de lire la prose, je découvre avec ravissement « ÉLECTROMÉNAGER », au singulier, sur le site de Germain Larivière pour désigner le rayon des appareils électroménagers. Grâce soit rendue à cette attitude respectueuse de notre belle langue!

Eh oui! « électroménager » prend parfois un s, mais uniquement lorsqu'il est employé en tant qu'adjectif qualificatif : des appareils électroménagers. Utilisé comme nom, « électroménager » reste au singulier. En effet, ce mot désigne le secteur d'activité de l'électroménager, le rayon où on vend des appareils électroménager ou, globalement, des classes d'appareils électroménagers. On parlera ainsi du gros électroménager pour nommer collectivement le domaine ou le rayon des cuisinères, réfrigérateurs et sèche-linge, et du petit électroménager pour faire référence globalement aux cafetières, gaufriers, rasoirs et mixeurs. L'erreur que je déplore vient probablement du fait que l'on donne à tort au substantif électroménager un sens qu'il n'a pas, celui d'appareil électroménager. De là à employer tout aussi fautivement la forme plurielle, il n'y a qu'un pas que beaucoup n'ont pas hésité à franchir. Ainsi, pris individuellement, un congélateur est un appareil électroménager, et non un électroménager.

Heureusement, l'ami Germain n'est pas le seul à bien faire, et celui de ses confrères qui se veut « Le spécialiste de l'électroménager » est dans le vrai aussi... tant qu'il ne fait pas de promotion sur les électroménagers.

Un transport en commun qui fait dur...
Jeudi 13 juillet 2006
J'ai bondi ce matin en découvrant dans La Presse le titre « Transport durable », rédigé d'après le nom d'une association dénommée Option Transport durable! Décidément, on n'épargnera aux Québécois aucune absurdité linguistique.

« Durable » qualifie une chose dont l'état dure longtemps. Je sais qu'à Montréal, les transports en commun prennent souvent beaucoup trop de temps à se rendre au point voulu pour être une véritable solution de rechange à l'automobile, mais de là à les qualifier de durables, il y a un fossé que je ne franchirai pas. Si on me parle de (moyens de) transport durable, je comprends qu'il s'agit de matériel roulant d'une excellente qualité de construction, bien entretenu et résistant à toutes les agressions imaginables.

Mais il paraît que cela signifie, dans l'esprit de leurs auteurs, « écologique ». Pourquoi alors ne pas utiliser l'adjectif écologique? Faut-il toujours s'exprimer en calquant la langue anglaise? Que l'anglais abuse de l'adjectif sustainable et que cet adjectif soit correctement employé en anglais, soit, mais est-on obligé en français de plier devant une langue étrangère, quelle qu'elle soit?

Le terme « environnement durable » est déjà très critiquable et critiqué. Fallait-il vraiment en rajouter et inventer quelque chose d'aussi saugrenu que transport durable? Ne devrait-on pas remplacer la notion de tri sélectif des ordures par poubelles durables, tant qu'à faire dans le ridicule?

La traduction automatique, chat n'est pas pour demain...
Samedi 29 avril 2006
La journée a commencé sur un ton joyeux, lorsque j'ai découvert la page Web d'une multinationale de l'alimentation pour animaux domestiques... Il y avait de quoi se sentir joyeux, car la traduction qu'on y lit est vraiment cocasse, mais aussi parce que ce n'est pas demain que les logiciels de traduction automatique remplaceront les traducteurs. Lire...

Autant en rire
Mercredi 26 avril 2006
Ça n'a rien à voir avec la traduction, mais puisque cette page est consacrée aux humeurs de votre serviteur... J'ai reçu ce dessin aujourd'hui. J'hésite entre rire, rire jaune, grincer des dents... En tout cas, nos tarifs ne suivent (hélas) pas le cours du pétrole.

Bonne et heureuse année 2006!!!
Lundi 26 décembre 2005
Text To Texte vous présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année et vous souhaite santé, bonheur familial et succès dans vos entreprises.

Un téléphone, beau, bon, pas cher...
Mercredi 21 septembre 2005
Enfin, je suis (presque) libéré de Bell. Le 13 octobre, ce sera effectif, dès que Vidéotron aura installé chez moi la téléphonie par internet.

Je suis irrité de me dire, à chaque fois que je reçois une facture de Bell, que le montant astronomique qui m'est demandé s'explique par les budgets publicitaires colossaux de cette entreprise, que je paie malgré moi pour me faire agresser au détour de chaque émission télévisée par des messages commerciaux ineptes, ou à chaque fois que j'ouvre mon journal ou ma boîte aux lettres, ou encore lorsque que je réponds à un appel intempestif émanant d'un centre d'appels de Bell. Sans exagérer, ces gens-là m'ont appelé près de dix fois depuis le début de l'année pour « faire le point sur mes services » ou pour me proposer, sans que je les sollicite, bien sûr, un téléphone cellulaire plus cher que le mien ou des solutions loin d'être concurrentielles. Il fallait entendre le pauvre garçon au téléphone s'évertuer à essayer de me convaincre que l'hébergement de site Web qu'il m'offrait à un coût six fois supérieur à celui que je paie actuellement était une aubaine!

Bref, j'ai pris ce matin rendez-vous avec Vidéotron pour faire installer chez moi le 13 octobre le téléphone par Internet. Avantage immédiat: une économie mensuelle de 50 dollars! Ce n'est pas rien. Mon téléphone à lui seul ne me coûtera désormais plus que 25 ou 30 dollars par mois, toutes options comprises. Et avec un service irréprochable, si je me fie à mon expérience de six ans avec cette entreprise en ce qui concerne Internet et la télévision par câble (seules leurs lignes d'assistance téléphonique sont un véritable calvaire, mais, heureusement, il ya rarement lieu de les appeler).

J'aimerais quand même qu'un jour quelqu'un m'explique pourquoi Bell, dont les services ne sont en rien supérieurs à ceux de ses concurrents, et sont même parfois inférieurs, si j'en juge par ce qu'il m'a été donné de voir avec Bell Express Vu (essayez de regarder la télé un jour de pluie ou de vent!) ou à Internet (plus lent que par le câble Vidéotron). Leurs budgets publicitaires expliquent-ils tout?

Du temps qui file au Français au bureau...
Lundi 12 septembre 2005
Diantre! Cette page semble vraiment anémique. Il y a si longtemps que je n'ai pas laissé libre cours à ma plume (à mon clavier, en fait). À vrai dire, je souhaiterais tous les jours nourrir cette rubrique, mais hélas, les journées d'un traducteur sont si courtes... C'est bon signe, dira-t-on :-) Pourtant, ce ne sont pas les humeurs qui manquent, j'éprouve tous les jours l'envie d'adresser des félicitations ou de pousser un coup de gueule... Bref, tout ce qui aurait précisément sa place ici, dans ce blogue qui n'en est pas vraiment un.

Tiens, justement, voici un bon sujet d'irritation : blogue! Alors que l'Office québécois de la langue française a depuis un certain temps francisé le terme anglais blog (qui vient, comme chacun sait, de Web log) en « blogue », selon le génie de notre belle langue, voici que le Petit Robert 2006 ose proposer blog, à l'anglaise. Ainsi que collector, snowpark et quelques autres merveilles du genre. Ce qui est dommage, car si l'on considère son influence ou son autorité, dire que ce dictionnaire propose revient en réalité à dire qu'il impose, ou, pour le moins, institue et justifie que l'on utilise certains termes critiquables. Le petit Robert n'est décidément plus ce qu'il était...

Et, histoire de profiter de la parenthèse bibliographique que je viens d'ouvrir, notons la sortie de la nouvelle édition, la sixième, de cet ouvrage de référence incontournable et Ô combien précieux qu'est Le français au bureau. Je n'ai pas eu le temps de faire plus que de le feuilleter rapidement, mais il s'agit de prime abord d'une édition considérablement augmentée et probablement aussi pertinente que la précédente.

J'espère que nous en aurons également une version électronique.

La défense de leur langue n'est pas que l'affaire des francophones
Lundi 16 mai 2005
Je suis tombé ce jour sur l'article ci-dessous*, paru le 1er mars dernier dans Courrier international. Si nous, les francophones, et notamment les linguistes, sommes attachés à la beauté de notre langue et à défendre cette dernière, force est de constater que même l'anglais, qui semble pourtant vouloir phagocyter les autres langues, est menacé:

« Vous voulez apprendre l'anglais ? Bienvenue dans l'un des clubs les plus ouverts de la planète et qui, à l'avenir, pourrait recruter de plus en plus de nouveaux adeptes. "D'ici une décennie, 2 milliards de personnes étudieront l'anglais et près de la moitié de la population mondiale, soit 3 milliards de personnes, le parleront", note Newsweek, citant un rapport du British Council.

"A qui appartient l'anglais ?" titre en une le célèbre hebdomadaire américain, en faisant un constat lourd de conséquences : "Les locuteurs dont l'anglais n'est pas la langue maternelle transforment cet idiome international."

"Les étrangers anglophones dépassent en nombre les anglophones de naissance dans une proportion de trois pour un", rapporte le magazine, citant le linguiste David Crystal. À titre de comparaison, ce dernier souligne que rien qu'"en Asie, le nombre d'anglophones est égal aux populations des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni réunies".

Certains pourraient en tirer une certaine fierté, reflétant la primauté culturelle de l'anglais dans la vie internationale. Mais "les nouveaux locuteurs ne font pas qu'apprendre passivement la langue, ils la façonnent". L'expansion globale de l'anglais a en effet donné naissance à une multitude de variantes régionales, nationales, voire locales : de l'anglais international standard à l'anglais aborigène océanien ou à celui de Hong Kong, en passant par l'anglais canadien. En réalité, affirme Newsweek, "à mesure que le monde adopte l'anglais international, ce sont les anglophones de souche qui ont le plus à perdre". »

Finalement, tous tendent à perdre leur langue, mais le plus désolant, dans tout cela, c'est que cela ne peut apparemment même pas se justifier par une convergence vers une langue universelle!

* www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=48659&provenance=culture&bloc=02

 

Un raz de marée de tsunamis
Lundi 3 janvier 2005
Il est édifiant de constater combien, après les tragiques évènements survenus fin décembre dans l'océan Indien, toutes les personnes amenées à s'exprimer dans les médias ont universellement adopté et employé le substantif tsunami et quasiment laissé sous silence le terme français décrivant par excellence le même phénomène, à savoir le raz-de-marée. Ce dernier est pourtant beaucoup plus évocateur étymologiquement de ce qu'il représente que le tsunami, que les journalistes se sentent d'ailleurs obligés de nous décrire régulièrement comme « un terme japonais signifiant vague dans le port »!

Mon cher Petit Robert nous indique pourtant que tsunami et raz-de-marée sont tout à fait équivalents. Apparu dans notre langue vers 1915, le premier se définit, selon ce noble ouvrage, comme « une onde océanique engendrée par un séisme ou une éruption volcanique », tandis que le second serait « une vague isolée et très haute d'origine sismique ou volcanique qui pénètre profondément dans les terres ». Cherchez l'erreur!

Si la présence de tsunami est aujourd'hui valablement reconnue et attestée dans la langue française, il y a quand même lieu de se demander ce qui pousse tous nos journalistes, chroniqueurs, hommes politiques et autres acteurs des médias à ignorer aussi systématiquement le terme traditionnel. Snobisme ou volonté de paraître branché? Ou au contraire pure ignorance de la synonymie de ces termes? Quoi qu'il en soit, ce sont les mêmes qui, demain, nous parleront d'un raz-de-marée électoral ou d'un raz-de-marée des consommateurs dans les magasins au lendemain de Noël! À quand le tsunami électoral?

La langue de chez nous
Vendredi 15 octobre 2004
On ne pourra jamais me convaincre qu'une personne qui n'a pas l'amour des mots profondément vissé en elle peut faire une bonne traductrice ou un bon traducteur. Sans cet amour des mots, où trouver le goût et le plaisir du mot juste, de la nuance infime, de la musicalité d'une phrase et de bien d'autres aspects qui font la joie des amoureux de notre belle langue?

À tous ceux qui partagent cet amour du français ainsi qu'à tous les autres, je dédie la magnifique chanson de Yves Duteil : La langue de chez nous. Cliquez ici et savourez.

Des traducteurs qui savent se vendre!
Vendredi 15 octobre 2004
Je reste dans l'incompréhension la plus totale lorsque je vois des traducteurs soi-disant professionnels, et néanmoins à la recherche de clients, publier des curriculum vitæ, offres de services ou lettres de présentations truffés de fautes d'orthographe, de syntaxe ou de vocabulaire. De tous leurs travaux, ces textes, vitrine de leur savoir-faire, ne devraient-ils pas être les plus soignés?

J'ai ainsi reçu cette semaine une offre de services d'une gentille demoiselle voulant traduire de l'anglais au français qui, dans son CV, me décrivait le hardware et le software dont elle est équipée. Certes, cette offre provenait d'Europe, mais quand même, pas dans un curriculum vitæ!

Et voici que ce soir, je tombe sur la présentation suivante, émanant d'une traductrice : « Je traduit des documents techniques et non-techniques dans les domaines de l'ingénierie, les fonctions TI, les CV, et le marketing, entre autres. Toujours rapide et précise, je peut garantir votre satisfaction avec mes traductions. » Trois fautes en trois lignes, sans parler des articles! Et ça continue : « Traduction de documents variés dans le domaine de l'ingénierie, y incluant des CV [...] Traduction de documents tels que des manuels d'opérations, et guides de références pour logiciels. » Grrrrrr...

Une autre? Bon d'accord : cette fois, pas de faute d'orthographe, mais quel style! Jugez plutôt : « MaSociété, c'est une grande maîtrise des langues de Shakespeare et de Molière. [...] Des mots bien lancés, un discours équilibré! » Pas foncièrement faux, mais pour le moins pompeux et maladroit!

Incompétence? Négligence? À chacun de juger...

 

 

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